Fervent défenseur de l’environnement, le Département a mis en place un fauchage raisonné depuis 2013 et s’est engagé depuis 2014 à abandonner l’usage des produits phytosanitaires pour le désherbage des espaces publics dont il a la charge.

Les 5000 km de bords de route départementales et 170 km de pistes cyclables et voies vertes de l’Hérault sont aujourd’hui entretenues grâce à des pratiques mécaniques ou thermiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé des agents.

Conformément à la loi Labbé du 6 février 2014, cette démarche s’est élargie depuis le 1er janvier 2017 aux bâtiments et domaines départementaux.

Un « changement de pratiques » qui doit être expliqué et valorisé

Un « Plan d’amélioration des pratiques phytosanitaires et horticoles » (PAPPH) a été mis en place de façon à accompagner les agents dans leur changement de pratiques, en intégrant les questions d’efficacité, de pénibilité et de santé des agents.

Pour faciliter leur adhésion, il leur a été proposé de choisir eux-mêmes leur matériel lors de sessions de démonstrations comme le 19 septembre dernier au Domaine d’O où les agents d’entretien des routes, des bâtiments et des domaines, ont pu tester des outils alternatifs adaptés à leurs nouveaux besoins : binettes, débroussailleuses thermiques… 
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Philippe Vidal, Vice-président délégué à l’aménagement du territoire le confirme : « Le personnel est fortement impliqué dans cette aventure. Il reste cependant à convaincre le grand public de l’efficacité de telles techniques alternatives. Et expliquer avec pédagogie qu’une route propre, ce n’est pas forcément une route sans brin herbe ».



Fort de son expérience, le Département de l’Hérault a déposé sa candidature à la labellisation de la fédération régionale de lutte et de défense contre les organismes nuisibles (FREDON), en adhérant à la charte « Objectif Zéro Phyto».