Un système d'étiquetage simplifié des aliments pourrait orienter nos comportements d’achat. La mesure, proposée par le nutritionniste Serge Hercbert, fait partie du projet de loi santé débattu ce mois-ci.

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Carraghénane, gomme xanthane, nitrite de sodium 4,4 %… Même en s’y penchant de près, il n’est pas toujours facile de décrypter le charabia qui figure sur les emballages de nos biscuits ou plats cuisinés favoris. Huit personnes sur dix avouent ne pas comprendre les tableaux nutritionnels issus de la réglementation européenne. D’où l’idée de tout simplifier pour lutter contre l’obésité et prévenir certaines maladies en donnant une indication fiable au consommateur.

"Ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé." Dans un rapport remis fin 2013 au ministère de la Santé, le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé, propose un code couleur résumant les caractéristiques nutritionnelles des produits alimentaires. Ces pastilles seront apposées sur la face avant des emballages : vert pour les produits les plus recommandables, rouge pour ceux de moins bonne qualité nutritionnelle, en passant par le jaune, l’orange et le rose. Inutile pour autant de bannir les aliments avec des pastilles rouges : sachez juste que l’on vous recommande de les consommer avec modération. Ah ouf, on pourra toujours manger du chocolat !

"Les allégations santé et minceur sont décrédibilisées. Les produits étiquetés "0% de matière grasse", "moins salé" sont identiques aux produits standards." UFC-Que Choisir

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