L’OCCE, Office Central de la Coopération à l’Ecole, célèbrait le 21e anniversaire de la charte internationale des droits de l’enfant au salon Jean Bène, le 14 novembre 2011.

L'objectif de la manifestation est de socialiser les enfants à la citoyenneté par la commémoration de la Charte et la visite de l’hémicycle départemental.

L’OCCE, Office Central de la Coopération à l’Ecole :

Assez mal connu du grand public, l’OCCE constitue un réseau qui rassemble pourtant 50 000 coopératives scolaires et Foyers coopératifs, soit près de 4 millions d’enfants. L’office est davantage connu sous ses aspects les plus instrumentaux : gérer (notamment de façon financière) l’organisation de projets d’écoles. Mais derrière cette façade, se cache un profond mouvement issu, depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres des milieux réformateurs, mouvements coopératifs et mouvances réformatrices de l’école (avec la figure emblématique de Célestin Freinet).
L’OCCE voit officiellement le jour en 1929. Son premier Président est alors Emile Bugnon (1880-1960), lequel est un fervent promoteur de la République coopérative au sein de l’école.

Cette genèse inspire encore la philosophie de l’OCCE, qui fait la promotion :

  • des formes nouvelles de relation pédagogique, afin que l’enfant apprenne « avec les autres, et pour les autres et non pas seul contre les autres » (André de Péretti) ;
  • l’idée d’une place active de l’enfant au sein de l’école ;
  • l’idée de l’existence d’une "société classe" au sein de laquelle l’enfant doit être un citoyen, une fois de plus, actif et démocrate, mais aussi promoteur de développement durable.


L’OCCE se veut être le vecteur de la socialisation de l’enfant à la coopération et à la citoyenneté. Dans le département, l’OCCE est présent dans 226 communes, et dans 80% des écoles. L’office travaille par ailleurs, suite à la subvention de fonctionnement qui lui est attribuée par le Conseil général, avec des collèges du département.
L’OCCE est financé par le Conseil général à hauteur de 20 000 €/an.

La charte internationale des Droits de l’enfants :

La charte internationale des Droits de l’enfants, établie en 1989, engage l’ensemble des Etats membres de l’ONU à respecter toute une série de droits reconnus aux enfants :

  • droit au bien-être, art 3
  • droit inhérent à la vie, à la survie et au développement de l’enfant, art 6
  • droit à un nom et à une identité, art 7 et 8
  • droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, art 12
  • droit à la Liberté d’expression, de penser et d’association, art 13 et 14
  • droit à la santé et à la protection sociale, art 24 et 26
  • droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental. spirituel, moral et social, art 27
  • droit à l’éducation, art 28
  • droit au repos et aux loisirs, art 31

Est institué par ailleurs un Comité des droits de l'enfant, composé de 10 membres, chargé de suivre la façon dont les Etats membres appliquent ces différents droits.

La Charte reconnaît le droit à l’enfant à exister comme un enfant et à être protégé : cette Charte constitue une avancée considérable, que l’on mesure difficilement aujourd’hui, tant on a oublié que, jusqu’à une période bien récente, l’enfant n’avait pas droit à une existence propre, mais n’était pensé que comme un adulte en devenir, donc comme une personne non aboutie.